Les troubles digestifs peuvent être révélateurs d’une endométriose digestive. Cette dernière est une affection gynécologique qui touche en moyenne 5 à 10 % des femmes en âge de procréer, 15 % des femmes infertiles et 30 % de femmes infertiles et souffrant également d’algies pelviennes chronique. Considérée comme une pathologie liée à la chirurgie du colon et du rectum, ce type d’endométriose se caractérise par la survenue anormale de lésions ou de tissus endométrials, en dehors de la cavité utérine, affectant de nombreux tissus comme ceux du tube digestif, le péritoine (tissus des organes de la zone abdominale) ou les organes urologiques. À partir des symptômes rencontrés, voyons quels sont les traitements possibles.

Diagnostiquer l’endométriose digestive

Il existe différents troubles digestifs pouvant être directement liés à l’endométriose digestive. Lorsque la maladie atteint les intestins, le colon ou le rectum, de nombreux symptômes apparaissent, tels que : 

  • La défécation douloureuse
  • L’alternance de diarrhée et de constipation, associée à des douleurs intenses et vives, surtout au moment des règles
  • Des rectorragies ou présence de sang dans les selles

Ces symptômes sont plus ou moins graves, plus ou moins fréquents. Ils varient selon les patientes, la localisation et le nombre de lésions ou nodules, qualifiant cette maladie d’endométriose superficielle ou alors d’endométriose pelvienne profonde. 

Il importe donc de diagnostiquer la nature et le degré de gravité de l’endométriose digestive suffisamment tôt, et pouvoir ainsi distinguer les symptômes propres à cette maladie digestive de ceux appartenant à d’autres troubles fonctionnels ou inflammatoires du tube digestif, tels que le côlon irritable, la maladie Crohn ou la rectocolite hémorragique.

Un diagnostic précoce est capital pour éviter toute conséquence désastreuse de l’endométriose digestive. L’infiltration des lésions au niveau des intestins peut entraîner des complications graves comme causer des occlusions intestinales. Malheureusement, les causes de la maladie restent encore méconnues et les symptômes impactent lourdement la qualité de vie des femmes atteintes.

Bon à savoir : des campagnes d’information sur l’endométriose ont été lancées pour sensibiliser aussi bien le public que les professionnels de la santé et tenter de vaincre le tabou en dépistant suffisamment tôt la maladie.

D’autant plus que le diagnostic s’avère encore aujourd’hui long et difficile en raison du fait de la méconnaissance de la maladie dans ses multiples et diverses formes d’apparition. Ce diagnostic complexe nécessite donc des moyens appropriés à l’imagerie de l’atteinte digestive de l’endométriose. L’image venant confirmer l’endométriose et établissant par la même la cartographie des lésions. Comme techniques de diagnostic efficaces, nous pouvons citer :

  • L’échographie endovaginale
  • L’imagerie par résonance magnétique (IRM)
  • Le coloscanner
  • L’échoendoscopie rectale

Vaincre la maladie

L’efficacité d’un traitement va donc dépendre de la fiabilité du diagnostic de l’endométriose digestive. Un bilan spécifique permet d’évaluer la gravité de la maladie et des zones digestives touchées. Le choix du traitement dépend de l’importance des symptômes. Que ce soit la prise de médicament ou bien le geste chirurgical, la prise en charge vise à éliminer les symptômes en diminuant les réactions inflammatoires du tube digestif, de manière durable. L’acte chirurgical est mûrement réfléchi, car les interventions comportent des risques et des complications. Comme type d’opération, nous avons :

  • La résection recto-sigmoïdienne
  • Le shaving
  • La résection discoïde
  • Le traitement par ultrasons focalisés (HIFU)

D’autres opérations, plus rares, peuvent avoir lieu, comme l’appendicectomie, la résection iléo-caecale ou bien encore la résection intestinale. 

La chirurgie de l’endométriose peut entraîner des complications plus ou moins graves, telles que laparotomie ou les complications anastomotiques, urologiques ou respiratoires. La pratique opératoire à l’aide du laser constitue une alternative à toute opération trop invasive et se veut par la-même conservatrice, surtout chez les femmes de moins de 40 ans souhaitant avoir des enfants. Au final, les interventions chirurgicales sont satisfaisantes nonobstant le fait qu’une opération est lourde de conséquences et que plus les types d’endométriose sont sévères, plus le risque de récidive est grand.